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Le numéro que vous avez demandé n’est plus référencé…
Le numéro que vous avez demandé n’est plus référencé…
Les papillons cristallisent mon cœur d’une horreur boréale les fissures du froid gercent au fur et à mesure mon humanité l’aube se couche et descend les animaux regagnent leur tanière un voile de glace se lève la goutte est suspendue dans son élan comme cueillie dans un instant la lumière se givre et tout est peuplé du passage du vent blessant coupant comme une faux l’ombre glisse et s’étale pâle telle une maladie vide le silence s’installe comme par insinuosité oublie mes rires oublie ce qui doit être oublié quoi déjà la dureté du sel est maintenant présente partout prêt à souffrir de ses propres blessures la solitude vient seule dernière reine de toutes les autres splendide dans son horreur et son dédain putride vomir le trop plein de mal-être sur soi
Le maquillage jaune s’égoutte de mon visage, comme d’un torchon trempé
Il coule et s’étale, pâlit, devient mauvais et sale, mais ne part que de l’eau
Je regarde mon reflet dans la vitre brisée, je suis horrible à voir
Je m’asperge à nouveau, pour me nettoyer puis, m’éclaircir les idées, trempées
La lune est toujours là dehors, les lampadaires
J’ai envie de chialer, je suis triste dans ce noir, serré, seul face à mon miroir
Cette pétasse qui s’est barrée, qui m’a laissé crever cette reine de mon cafard
Le clown ne rit plus ce soir, la représentation est terminée au revoir, ma belle, je t’ai toujours aimée
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