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Vendredi 10 novembre 2006 5 10 /11 /Nov /2006 22:42
Je n’étais pas né
Personne ne m’avait annoncé
Aucun ange aucune fée
Ne s’était penché sur mon berceau d’homme
Main déchirée comme un miroir brisé
Lambeaux de chaires inutiles
Mais quand je l’ai rouverte une étoile était née
 
Elle avait les baisers goûts dentifrice
Des enfants au paradis
Qui se tiennent par la main
Pour ne pas se perdre
J’étais étonné
Des sourires sur les autres
Apprenez-moi ! J’ai vite appris
Un enfant m’a pris la main
Et me l’a désignée
Qui s’est tournée vers moi
Anges gardiens mutuels
Pour éviter les bosses
Dans la nuit
(Eclairés par les étoiles)
 
Deux astres contradictoires rayonnent en une même harmonie
L’un rouge comme le feu l’autre blanc comme la neige les deux parfois jaunes
L’un n’existe pas sans l’autre mais l’inverse n’est pas vrai
Un archange flotte entre eux une aile devant l’autre derrière
Au dessus de lui sept points tracent le chemin et une image
 
L’aube de l’Apocalypse est inévitable
Ecrit dans les astres : 3110061836
Le temps continue de tourner et ne doit pas s’arrêter
Résoudre l’équation infernale
Un silence vide la couleur
Et remplace le tout
La chute du mur de merveille : un temple qui s’effondre
Un ange
Déchu
Tombe
Des plumes volent comme des pétales de fleurs
Pour la première fois je me suis fermé les yeux
Au loin une étoile s’envole
 
Je me suis enterré
Se relever n’est même plus pensable
Sous la dalle de pierre banale
Qui clôt
Démon
La vomissure d’être libre
Coincée dans la gorge
Corps déchiré et brisé
Que j’arrache avec les ongles
(Calliope amante infidèle
Recueille mon berceau)
Pus dans le cœur
Une tumeur dans le cœur
De la taille d’une noix
Dure comme une noix
Tire un trait et fait une croix
(Celle de mon calvaire)
Danse sur les décombres
De ton âme
Par The Grouch - Publié dans : Laboratoire
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Jeudi 2 novembre 2006 4 02 /11 /Nov /2006 22:48

Les papillons cristallisent mon cœur d’une horreur boréale les fissures du froid gercent au fur et à mesure mon humanité l’aube se couche et descend les animaux regagnent leur tanière un voile de glace se lève la goutte est suspendue dans son élan comme cueillie dans un instant la lumière se givre et tout est peuplé du passage du vent blessant coupant comme une faux l’ombre glisse et s’étale pâle telle une maladie vide le silence s’installe comme par insinuosité oublie mes rires oublie ce qui doit être oublié quoi déjà la dureté du sel est maintenant présente partout prêt à souffrir de ses propres blessures la solitude vient seule dernière reine de toutes les autres splendide dans son horreur et son dédain putride vomir le trop plein de mal-être sur soi

Par The Grouch - Publié dans : Laboratoire
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Lundi 23 octobre 2006 1 23 /10 /Oct /2006 23:05
Dans les allées ombragées, errantes
Se baladent les femmes de Nantes
Dans les premiers frimas de l'automne
Elles accrochent le regard des hommes
Les gestes las d'une élégance non feinte
Accompagnent une démarche nonchalante
Leurs yeux glissent comme une feuille sur l'onde
Certaines viennent en deuil sur les tombes
D'inconnus dont elles lisent les noms
Sans qu'aucun n'ai vraiment leure attention
Peu percoivent ces voyages interieurs
Ils sont poêtes, ou au moins rêveurs
Par The Grouch - Publié dans : Textes libres
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Lundi 23 octobre 2006 1 23 /10 /Oct /2006 22:58
Dans les allées ombragées, errantes
Se baladent les filles de Nantes
Officieuses catins qui arpentent les RU
Et font un mal de chien aux animaux en rut
Balançant les reins dandinant du cul
Elles font le tapin hanches et gorges nues
Jouant de leur corps ceint de leurs attributs
Derrière lesquelles se cachent des inconnues
L’homme parmi ces seins est alors perdu
Tourbillon des sens oubli des vertus
Seul n’est pas atteint l’amoureux transi
Pauvre baladin qui chante sa mie
Par The Grouch - Publié dans : Textes libres
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Mardi 22 août 2006 2 22 /08 /Août /2006 23:26

Le maquillage jaune s’égoutte de mon visage, comme d’un torchon trempé

Il coule et s’étale, pâlit, devient mauvais et sale, mais ne part que de l’eau

Je regarde mon reflet dans la vitre brisée, je suis horrible à voir

Je m’asperge à nouveau, pour me nettoyer puis, m’éclaircir les idées, trempées

La lune est toujours là dehors, les lampadaires la Grande ourse casserole usée

J’ai envie de chialer, je suis triste dans ce noir, serré, seul face à mon miroir

Cette pétasse qui s’est barrée, qui m’a laissé crever cette reine de mon cafard

Le clown ne rit plus ce soir, la représentation est terminée au revoir, ma belle, je t’ai toujours aimée

Par The Grouch - Publié dans : Nouvelles poésies
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