Vendredi 10 novembre 2006
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Je n’étais pas né
Personne ne m’avait annoncé
Aucun ange aucune fée
Ne s’était penché sur mon berceau d’homme
Main déchirée comme un miroir brisé
Lambeaux de chaires inutiles
Mais quand je l’ai rouverte une étoile était née
Elle avait les baisers goûts dentifrice
Des enfants au paradis
Qui se tiennent par la main
Pour ne pas se perdre
J’étais étonné
Des sourires sur les autres
Apprenez-moi ! J’ai vite appris
Un enfant m’a pris la main
Et me l’a désignée
Qui s’est tournée vers moi
Anges gardiens mutuels
Pour éviter les bosses
Dans la nuit
(Eclairés par les étoiles)
Deux astres contradictoires rayonnent en une même harmonie
L’un rouge comme le feu l’autre blanc comme la neige les deux parfois jaunes
L’un n’existe pas sans l’autre mais l’inverse n’est pas vrai
Un archange flotte entre eux une aile devant l’autre derrière
Au dessus de lui sept points tracent le chemin et une image
L’aube de l’Apocalypse est inévitable
Ecrit dans les astres : 3110061836
Le temps continue de tourner et ne doit pas s’arrêter
Résoudre l’équation infernale
Un silence vide la couleur
Et remplace le tout
La chute du mur de merveille : un temple qui s’effondre
Un ange
Déchu
Tombe
Des plumes volent comme des pétales de fleurs
Pour la première fois je me suis fermé les yeux
Au loin une étoile s’envole
Je me suis enterré
Se relever n’est même plus pensable
Sous la dalle de pierre banale
Qui clôt
Démon
La vomissure d’être libre
Coincée dans la gorge
Corps déchiré et brisé
Que j’arrache avec les ongles
(Calliope amante infidèle
Recueille mon berceau)
Pus dans le cœur
Une tumeur dans le cœur
De la taille d’une noix
Dure comme une noix
Tire un trait et fait une croix
(Celle de mon calvaire)
Danse sur les décombres
De ton âme